La fête de l’ami

Aujourd’hui, vendredi 20 juillet, c’est le « dia del amigo » (entendez la fête de l’ami) dans plus de cent pays. Mais c’est en Argentine que l’événement revêt une importance toute particulière puisque c’est le porteño, Enrique Ernesto Febbraro, qui est à l’origine de cette fête.

En 1969, voyant l’homme effectuer ses premiers pas sur la lune, ce professeur de psychologie et de musique décida de concrétiser une idée qui lui trottait dans la tête depuis longtemps. D’après lui, l’alunissage fût perçu à travers le monde comme un geste d’amitié de l’homme envers l’univers. Dès lors, quelle meilleure date pour fêter l’amitié ? La légende raconte qu’il aurait ainsi envoyé 1000 lettres dans le monde entier et, qu’en retour, il aurait reçu près de 700 courriers. Plus prosaïquement, ce fut le gouvernement de Buenos Aires qui, en 1973, donna un cadre légal à cette journée en instituant le 20 juillet « dia del amigo ».

Pour certains, c’est le moment de passer une soirée avec vos meilleurs amis afin de leur montrer combien vous les appréciez. Mais pour d’autres, c’est surtout l’occasion de se faire un bon restaurant avec les gens que vous fréquentez sur le moment. Selon une expatriée française, ceci viendrait du fait qu’en Argentine, les gens seraient « moins fidèles en amitié qu’en France : au début d’une relation (amicale) ils vous font croire que vous êtes pour eux la personne la plus importante au monde. Mais, au final vous vous rendez compte qu’il est très difficile de construire une amitié sur le long terme avec des Argentins ». Les Argentins, des amis infidèles ? Cela reste à prouver…

Du point de vue commercial, le 20 juillet est devenu un jour faste. La plupart des restaurants sont complets depuis une semaine et les bars de Buenos Aires devraient atteindre ce soir leur fréquentation maximale. De même, si vous voulez envoyer un texto vous devez vous armer de patience : la plupart des lignes sont saturées, un peu comme le 1er janvier en France.

Alors, « el dia del amigo », serait-il devenu un phénomène purement marketing ? Peut être. Surtout lorsque l’on voit le buzz médiatique qui s’est créé autour de l’événement. Mais cette fête a au moins le mérite de ne répondre à aucune idéologie traditionaliste (petit clin d’œil à la fête des mères qui, pour ceux qui n’étaient pas au courant, est d’origine pétainiste !).

This entry was posted on Samedi, juillet 21st, 2007 at 0:50 and is filed under Argentine. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

One Response to “La fête de l’ami”

  1. ieva says:

    Les pauvres argentins sous la neige à cette époque de l’année n’avaient pas Noël… alors ils l’ont inventé! ;)

    C’est mignon quand même, “jour des amis”!

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