Pile ou face?

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                                          Trouvez les 10 différences! (ou plus)
Vous aurez déjà remarqué que sur vos pièces d’euros, seuls les 12 pays de la zone euro actuelle sont représentés. Afin d’éviter de changer le design des pièces à l’entrée de chaque nouveau membre, la Commission a eu une idée de génie:  représenter l’Europe au sens large!

Oui, mais voilà: comme d’habitude, le problème des frontières européennes se pose… Chypre est déplacée pour pouvoir entrer dans le cadre, mais la Turquie est exclue… par le Conseil Européen, malgré la proposition de la Commission qui l’incluait.  Polémique, polémique: voilà une véritable décision politique sur un sujet a priori inodin.

“Il est clair que le Conseil  n’est pas gêné de voir que la nouvelle carte (sur les pièces) comprend, outre l’Ukraine et la Moldavie, des dictatures comme la Biélorussie ou des pays autoritaires comme la Russie”, ont regretté dans un communiqué les eurodéputés italiens Marco Cappato et Marco Pannella. “Mais le Conseil refuse qu’y figure un pays démocratique comme la Turquie dont les négociations d’adhésion sont en cours”, ont-ils ajouté.

Les pièces au nouveau design circulent depuis le 1er janvier 2007, date d’entrée de la Slovénie dans la zone euro. Mais la décision a été prise dès le 7 juin 2005, soit quelques jours après les référendums négatifs en France et aux Pays-Bas… Certains pensent donc que c’est étroitement lié! Pour plus d’intrigues dans les coulisses européennes, je vous conseille le blog du journaliste de Libération Jean Quatremer.

Marions-nous ? Oui, mais en CDD !

Une élue de la CSU (Parti Chrétien Démocrate allemand) a très sérieusement suggéré l’instauration d’un mariage à durée limitée. Cela signifie que le mariage serait limité à sept années reconductibles. Son objectif n’est apparemment pas tant d’inciter au mariage, que d’éviter les frais de divorce.

Peut-être est-ce un dommage collatéral de l’OktoberFest ? Dans tous les cas, cette proposition ne semble pas la renforcer dans la course à la conquête du parti. Vivement critiquée par ses pairs, elle ne fait que figure d’outsider. Erwin Huber semble lui bien mieux parti pour l’emporter.

Pour faire passer le CPE, Dominique de Villepin aurait peut-être mieux fait de lancer une idée similaire avec le “Mariage-CPE”; c’est à dire un contrat d’union libre de deux ans, suivi d’un réel engagement…

Bratwurst oder Currywurst? Nein DönerKebab!

DepuKebabis le temps que j’attendais ce moment…

Je suis arrivé récemment à Berlin, et ma priorité n’a pas été d’aller m’enregistrer ou de visiter mon école, mais de goûter au DönerKebab…
Pour les non-initiés, il faut savoir que bien que d’origine turc, les meilleurs Kebab se trouvent à Berlin.

Petit rappel historique :
En 1971, Mehmet Aygün est âgé de 16 ans. Il travaille dans le restaurant turc de son oncle, à Berlin, et sert un plat traditionnel : le döner kebab ; ce qui signifie “viande rôtie en tournant”.
Un jour il a eu l’idée (géniale) de fourrer des pains turcs de cette viande et d’y ajouter de la salade, des tomates, de la sauce…
Et voilà que naissait – à Berlin - le nouveau döner. Le succès du Döner n’est depuis pas démenti… La consommation de Döner à Istanbul n’atteindrait même pas le tiers de celle de Berlin. Dans toute l’Allemagne, et sur une dizaine de milliers de points de vente, il générerait même une économie de quelques milliards d’euros.
Bien préparé, le Döner ne serait pas néfaste pour la santé. Dans tous les cas, il est –ici- bien moins gras qu’en France (viande moins grasse, pas de frites…)
Avec la récente crise de l’ESB, un döner poulet est apparu, tout comme un öko-döner : sorte de döner végétarien aux courgettes rappées, épices…
Adieu donc McDo, Burger King, Bratwurst ou autre Currywurst…

Mes prochains objectifs sont simples : trouver un des restaurants de Mehmet Aygün pour y « déguster » un Kebab, et vous faire un rapport sur les Currywurst et Bratwurst. Des amateurs pour la dégustation ?

Invasions gauloises

coq.bmpIl paraît que les français ont une réputation de gens chauvins, ne parlant aucune langue, et passant leurs vacances dans le meilleur et plus beau pays du monde - le leur. Et, qui plus est, ils sont persuadés que tout le monde pense la même chose! C’est pas pour rien que le symbole du peuple français est le coq.

Mais lorsqu’on essaie de faire original et qu’on décide de s’expatrier, on s’aperçoit vite qu’on n’a pas été le seul à avoir cette idée. Londres, avec ses 300 000 français, est la 7e ville française, plus importante que Lille en nombre d’habitants! Arrivé à Madrid, on est confronté à un défi - comment éviter de traîner avec les français du coin, afin d’améliorer son niveau de castellano? Idem pour les autres pays voisins… Aller plus loin, dans des pays moins connus des français? Prague, Copenhague, Oslo… ils sont partout!

Je suppose que le cosmopolitisme français est assez récent, sinon ça se saurait. Pour cela, le programme Erasmus me semble avoir fait l’effet d’une bombe. Plus qu’aucune loi de l’UE visant la convergence économique, Erasmus crée un esprit européen, ouvre les mentalités, donne l’envie de partir encore une fois et encore plus loin, cette fois-ci peut-être pour travailler ou pour rejoindre son cher et tendre.

 Mais au-delà de cette formidable idée (j’aimerais féliciter le bureaucrate européen qui l’a eue!), plein d’autres français se sont expatriés vers d’autres régions et pour d’autres raisons. Malgré leur accent catastrophique (mais si charmant, dit-on), ils s’intègrent très bien et sont plutôt appréciés.

D’où vient donc cette mauvaise réputation?!

Le meilleur restaurant de poisson de Madrid (tout simplement)

marisqueria.jpgLes français adorent parler de nourriture… surtout à table ! Débattre, durant des repas de famille, de la saveur des plats du jour ou juste de recettes goûtées il y a quelque temps… un vrai délice !

Je vais donc faire ma française et vous parler de nourriture, plus particulièrement de poisson et de fruits de mer. Cette denrée, qui devient de plus en plus rare et chère, est bien plus accessible en Espagne. Lorsque j’ai vécu à Madrid (qui pourtant est bien loin de la mer), j’en prenais au restaurant, au marché pour en préparer chez moi… miam ! Et tout ça pour un prix plus qu’acceptable (va savoir pourquoi, encore un truc de la mondialisation…).

Toutes ces considérations philosophiques, pour en venir au fait que j’ai découvert un restaurant génial que je vous recommande vivement. La Marisquería Ribera do Miño est située en plein centre, métro Tribunal. Un décor très simple, pas vraiment intime, mais tellement typique - pas de touristes, seulement des gens du coin qui le connaissent. Et les plats sont délicieux et pas trop chers – je vous conseille la mariscada de la casa, un plateau énorme de crevettes, langoustines, crabes et autres objets de mer non identifiés, (pour deux, 29 euros et vous êtes plus que rassasiés-voir photo). Double miam !

Parfait pour ceux qui passent une ou deux soirées à Madrid et veulent éviter les pièges à touristes. Les amis qui m’ont rendu visite et que j’y ai emmenés ont été unanimes !

Les festivités liégeoises du 15 août ou “fête du Peket”

Une collègue liégeoise m’a parlé aujourd’hui d’une fête folklorique qui a lieu tous les 15 août à Liège, plus précisément sur l’île d’Outremeuse, surnommée « la fête du Peket »

Durant trois jours, cette fête populaire rassemble plus de 250000 personnes chaque année, et est l’un des évènements touristiques les plus importants de la région wallonne. Le quartier où se déroulent ces festivités, l’Outremeuse, est un des plus anciens et des plus populaires quartiers de la ville : cette fête est organisée par une association au curieux nom de « République Libre d’Outremeuse », créée en 1927 par des intellectuels et personnalités du quartier, à l’image de la République de Montmartre à Paris.

Mais je sens que l’interrogation suivante brûle en vous : qu’est ce donc que le Peket ? C’est une eau-de-vie produite à partir des baies de genévrier (on l’appelle d’ailleurs également « genièvre ») dont le taux d’alcool peut varier de 20 à 40% ; il est basiquement nature mais de nombreuses variantes, aromatisées celles-ci, existent. Le saviez vous : la genièvre (ou le Peket) nous vient des Pays-Bas du 16è siècle et est l’ancêtre du Gin, dont la production a commencé au 17è siècle en Angleterre ; rien d’étonnant que la Belgique, qui a longtemps fait partie des Pays-Bas, en soit un des grands producteurs et consommateurs.

Mais revenons à nos moutons : les festivités annuelles du 15 août, qui ont bien sûr une signification religieuse (l’assomption de Sainte Marie), sont surtout l’occasion pour les liégeois de maintenir et perpétuer un certain nombre de traditions, dont celle du Peket.

Une autre figure traditionnelle et emblématique du quartier et de ces festivités est le Tchantchès, petite marionnette au caractère bien trempé et au nez rouge (buveur de Peket oblige), dont il existe d’ailleurs un musée dans la ville. La légende attachée à ce personnage typique est singulière : né en 760 dans une rue d’Outremeuse, les premiers mots de ce bébé bien en chair et rigolard furent le chant « allons la mère Gaspard, encore un verre ! ». Il ne supportait simplement pas la vue de l’eau et fut nourris aux biscuits trempés dans le Peket. Lors de son baptême, la sage femme lui cogna le nez si bien que son visage en fut déformé : c’est la raison pour laquelle ses marionnettes sont représentées avec un nez démesuré. Malgré sa laideur, il sut se faire aimer des Liégeois en raison de sa bonté d’âme et de son esprit, et devint une figure incontournable de la ville. Tchantchès est également connu pour être devenu le fidèle compagnon de Roland, le neveu de Charlemagne.

Tchantchès ne se remit jamais de la mort de son compagnon Roland lors de la bataille de Roncevaux pendant laquelle il s’était endormi, et mourut à 40 ans de la grippe espagnole. Mais il était et reste encore aujourd’hui l’archétype du Liégeois : têtu, frondeur, farouche, mais courageux, indépendant et bon ; et surtout, buveur invétéré de Peket !

Le bonheur d’être un personnage de dessin animé

Ce post est pour ceux qui ne connaissent pas encore les Happy Tree Friends, ou ceux qui ne connaissent pas cet épisode ci, ou encore ceux qui ont oublié à quel point ces petites bébêtes toutes mimi sont géniales.

Le rapport avec le thème de l’expatriation ? Pas grand chose… Si ce n’est que où qu’on soit, il faut bien rigoler non ? En tous cas, cet humour là est universel.

Ames sensibles s’abstenir ^^   http://fr.youtube.com/watch?v=dLLNKpJrHro

C’est quoi l’hymne national belge déjà ?

Tous les journaux belges ont en fait leurs choux gras, et les journaux français n’ont pas non plus manqué de commenter l’évènement.

De quoi s’agit il ? Tout simplement Yves Leterme, un homme politique belge, qui a confondu la Brabançonne, hymne national belge, avec la Marseillaise lors de la fête nationale belge, le 21 juillet dernier. Il faut préçiser que Yves Leterme n’est autre que le dirigeant du parti chrétien démocrate flamand CDV, qui a remporté les élections fédérales 2007 il y a quelques semaines, ce qui fait de lui le futur premier ministre de Belgique.

Cette indélicatesse a provoqué un scandale en Belgique, et Monsieur Leterme n’a pas arrangé les choses en rétorquant aux divers médias francophones qui voulaient des explications sur cette affaire : “J’ai autre chose à faire que ces foutaises. Je crois qu’ils me cherchent. Qui me cherche le paiera tôt ou tard”.

Mais pourquoi un tel tollé ? Après tout, on avait pu voir Monsieur Chirac bouger ses lèvres au hasard dans la tribune officielle de je ne sais plus quel match de football quand il s’agissait de chanter la Marseillaise, espérant passer inaperçu : la seule conséquence en avait été de bien faire rire tous les Français.

Le fait est que cette bourde intervient dans un contexte politique belge des plus polémique : en effet, Monsieur Leterme est un personnage majeur de la scène politique flamande, et sa victoire aux élections inquiète les francophones. D’anciennes déclarations de Leterme au journal Libération, datant d’avant les élections, ont été exhumées pour l’occasion : il avait déclaré entre autres que les francophones belges ne semblaient “pas en état intellectuel” d’apprendre le flamand. De plus, le parti de Leterme est lié à un petit parti indépendantiste flamand, ce qui renforce encore les craintes des francophones. Parmi ces derniers, certains se sont même pris à penser que la bourde de Leterme était volontaire.

Pour calmer la polémique, Leterme s’est expliqué hier en affirmant ne connaître les paroles de la Brabançonne qu’en Néerlandais et qu’il s’était trompé parce qu’on lui avait demandé de chanter en Français. Il s’est néanmoins excusé et a reconnu son erreur auprès de la population belge. Cet évènement a éclipsé ses progrès dans la mise en place de la coalition Orange-Bleue qui réunit démocrates-chrétiens et libéraux (centre droit).

A noter : le journaliste qui a demandé à Leterme de chanter la Brabançonne lui avait également demandé la signification de la fête nationale du 21 juillet, ce à quoi, là encore, Leterme s’est trompé en répondant “la proclamation de la constitution” ; il s’agit en fait de la prestation de serment de Léopold Ier comme roi des Belges le 21 juillet 1831. Cependant, selon un sondage, 80% des Belges ignorent cette signification. Au moins, les hommes politiques ressemblent aux citoyens qu’ils gouvernent.
 

La fête de l’ami

Aujourd’hui, vendredi 20 juillet, c’est le « dia del amigo » (entendez la fête de l’ami) dans plus de cent pays. Mais c’est en Argentine que l’événement revêt une importance toute particulière puisque c’est le porteño, Enrique Ernesto Febbraro, qui est à l’origine de cette fête.

En 1969, voyant l’homme effectuer ses premiers pas sur la lune, ce professeur de psychologie et de musique décida de concrétiser une idée qui lui trottait dans la tête depuis longtemps. D’après lui, l’alunissage fût perçu à travers le monde comme un geste d’amitié de l’homme envers l’univers. Dès lors, quelle meilleure date pour fêter l’amitié ? La légende raconte qu’il aurait ainsi envoyé 1000 lettres dans le monde entier et, qu’en retour, il aurait reçu près de 700 courriers. Plus prosaïquement, ce fut le gouvernement de Buenos Aires qui, en 1973, donna un cadre légal à cette journée en instituant le 20 juillet « dia del amigo ».

Pour certains, c’est le moment de passer une soirée avec vos meilleurs amis afin de leur montrer combien vous les appréciez. Mais pour d’autres, c’est surtout l’occasion de se faire un bon restaurant avec les gens que vous fréquentez sur le moment. Selon une expatriée française, ceci viendrait du fait qu’en Argentine, les gens seraient « moins fidèles en amitié qu’en France : au début d’une relation (amicale) ils vous font croire que vous êtes pour eux la personne la plus importante au monde. Mais, au final vous vous rendez compte qu’il est très difficile de construire une amitié sur le long terme avec des Argentins ». Les Argentins, des amis infidèles ? Cela reste à prouver…

Du point de vue commercial, le 20 juillet est devenu un jour faste. La plupart des restaurants sont complets depuis une semaine et les bars de Buenos Aires devraient atteindre ce soir leur fréquentation maximale. De même, si vous voulez envoyer un texto vous devez vous armer de patience : la plupart des lignes sont saturées, un peu comme le 1er janvier en France.

Alors, « el dia del amigo », serait-il devenu un phénomène purement marketing ? Peut être. Surtout lorsque l’on voit le buzz médiatique qui s’est créé autour de l’événement. Mais cette fête a au moins le mérite de ne répondre à aucune idéologie traditionaliste (petit clin d’œil à la fête des mères qui, pour ceux qui n’étaient pas au courant, est d’origine pétainiste !).

Fête nationale ou fêtes nationales?

firework.jpgLes grands moyens déployés samedi dernier, pour le 14 juillet, m’ont fait réfléchir sur la particularité d’une fête nationale. Du coup, je suis allée fouiller un peu sur internet, pour savoir comment ça se passe dans d’autres pays.

Tout d’abord, que commémore-t-on le plus souvent ? Pour une grande majorité de pays, c’est l’indépendance (d’un envahisseur ou d’un colonisateur). Quelques monarchies célèbrent l’anniversaire du roi/reine (Royaume-Uni, Pays-Bas…) ; une poignée de pays fêtent un changement de régime (révolution, Constitution…). Et puis quelques cas particuliers : l’Australie fête le débarquement des premiers colons, l’Espagne le jour de l’hispanité et la découverte de l’Amérique…

En tout cas, des petits pays qui se sont faits envahir tout le temps ont de la « chance »… puisqu’ils ont plusieurs jours d’indépendance ! Et si en plus ils ont été des monarchies à un moment donné… Par exemple la Lituanie fête l’indépendance de 1918, celle de 1991, et le couronnement du roi Mindaugas de … 1253 !!!