Il fallait oser

Doneurs d’organesAfin de sensibiliser l’opinion sur le problème de la pénurie des dons d’organes, la télévision publique néerlandaise a organisé un canular géant : un faux jeu de télé-réalité. Un malade en phase terminale devait choisir un receveur parmi trois candidats.
Bart de Graaff le fondateur de BNN est mort à 35 ans d’une insuffisance rénale, faute d’une donation. On comprend ainsi mieux la motivation de la chaîne.
Même si l’effet escompté semble avoir été atteint (12000 donneurs auraient été enregistrés pendant l’émission), un tel procédé me laisse perplexe. Peut-on rire de tout ?
De plus nul ne sait – pour l’instant – à qui bénéficieront les recettes de cette émission (publicitaires et texto).
Bonne nouvelle pour tous les européens que nous sommes : la Commission européenne souhaite la création d’une carte de donneurs valable sur le territoire des Vingt-Sept.
NB : les canulars télé semblent être contagieux, on se rappelle qu’en décembre c’est la télévision publique belge qui avait annoncé l’éclatement du pays !

Le “Sunrise of the Trance” festival.

“Sunrise Festival”Les 20, 21 et 22 juillet 2007 se déroulera à Kolobrzeg en Pologne, sur les bord de la Baltique, “The sunrise of the Trance2007″.
Le festival est divisé en deux parties trance (moon) et house (sun) qui se déroulent d’une part à l’intérieur (sons et lumières) et d’une autre part (l’Afterparty) qui se déroulent sur la plage au petit matin.
Pour cette année, les DJs annoncés sont: Marco V, Ferry Corsten, Benjamin Bates, Ronald Van Gelderen, Eddie Halliwell, Sound Player, Johan Gielen, Bart Claessen, Randy Katana, Giuseppe Ottaviani, Valentino Kanzani, Mauro Picotto et beaucoup d’autres !!
A noter la présence de 2 DJs Français: David Vendetta et Antoine Clamaran.
Les prix tourne autour de 40 euros et les billets d’avion au départ de Beauvais sont au alentour de 60 euros A/R.
Pour la session 2006, environ 32000 spectateurs se sont réunis;cet événement est devenu une date à ne pas manquer,c’est pour cela que vous aurez l’opportunité de rencontrer des jeunes (et moins jeunes) passionnés de musique de tout pays.

Festival D’Edinburgh (Edimbourg)

Vue d’EdinburghSituée en écosse, Edinburgh reste une ville mythique de part, son élégance et son histoire. Tapie entre la montagne (Arthur’s seat) et la mer, elle offre une multitude de choses à faire(ex:pour l’art the scottish national gallery, pour les accros de la nature dynamic earth ou alors the botanic garden, pour les passionnés d’histoire le château et j’en passe).
Mais surtout si vous êtes en écosse cet été, ne ratez pas le festival d’édinburgh qui se déroulera du 10 août 2007 au 2 septembre 2007. Festival culturel, mais surtout ambiance festive dans tout les recoins de la ville.
Danse, musique, théatre, opéra mais aussi funambules et artistes ambulants; tout ceci, vous pourrez le découvrir au coin d’une rue.
Il y aura aussi, le “TATOO”, qui est un défilé militaire et artistique dans l’enceinte du château, rassemblant des troupes du monde entier; cet événement est mondialement connu, c’est pour cela qu’il faut réserver les billets bien à l’avance.
Personnellement, j’ai participé à ce festival et il est très difficile de trouver les mots à poser sur de telles images.
Vous trouverez de plus amples informations ici.

Surfez-vous librement?

CensorL’ONI (OpenNet Initiative), un groupe de chercheurs anglophones vient de publier les conclusions de sa dernière enquête sur la censure d’Internet, pour des raisons culturelles, économiques, politiques, religieuses ou sociales. Tous les résultats sont consultables sous forme de cartes.
Dans tous les cas si vous êtes résidant d’un pays qui applique la censure, n’hésitez pas à utilisez Psiphon, un logiciel qui vous permettra de surfer sur la toile en toute liberté…
On peut regretter que certains pays soient « volontairement » laissés de côté pour des raisons de sécurité. Quelle est alors la véritable crédibilité de cette enquête ? Vous ne serez guère étonné de savoir que la Chine fait partie des censeurs. J’émets donc toujours les mêmes réserves sur l’organisation prochaine des Jeux Olympiques à Pékin…

Offrez-vous un Dali

ChupaChupsQuelle est la plus connue des œuvres de Salvador Dali ? Si vous êtes cultivé, vous risquez de pencher du côté du musée de la Reina Sofia de Madrid.

En ce qui me concerne, je répondrai plutôt Chupa Chups (ce qui signifie « Suce la sucette ») !
Mes séjours en Espagne m’ont en effet appris que Enric Bernat Fontlladosa, l’inventeur de la Chupa Chups demanda à Salvador Dali d’en concevoir l’habillage. C’est ainsi – en quelques minutes - que fut créé le célèbre logo en fleur. La Chupa Chups fait désormais la fierté de l’Espagne et des espagnols depuis des décennies.
Pour une pause gourmande et cultivée, vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire !

“La fin d’une histoire d’amour avec la Russie?”…

C’est le titre d’un éditorial du quotidien lituanien Lietuvos Rytas cette semaine.
Les élections présidentielles françaises ont été suivies de près par tous les pays, y compris par la Lituanie. Et évidemment, chacun met un accent particulier sur les sujets qui les concernent. Par exemple, les pays baltes s’interrogent : Sarkozy sera-t-il moins pro-russe et proche de Poutine que ne l’ont été Chirac et Schröder ? Parce que vu les événements récents en Estonie, l’embargo russe sur les produits alimentaires polonais, et vu le peu de soutien européen, les nouveaux Etats membres continuent se sentir « moins membres de l’UE que la Russie » …

Enfin, les observateurs des pays de l’Est s’accordent à dire qu’ « au mieux, Poutine n’a pas gagné un avocat en la personne de Sarkozy »… C’est vrai qu’il est plus pro-américain a priori, mais le reste de sa politique étrangère est pour le moins obscure en ce qui concerne ces pays.

Pour contrer la menace russe, ils ne peuvent pas compter sur l’UE. Car en effet, le grand voisin est considéré comme une menace! D’où leur soutien pour les Etats-Unis en Irak!

Elections présidentielles

Sarkozy bras tendus

Nicolas Sarkozy est le prochain président de la République Française. Tous les analystes français et internationaux commentent cette nouvelle. Pour connaître les commentaires de la presse internationale, je vous conseille de vous rendre sur l’excellent site de Courrier International avec son édition spéciale. Vous verrez ainsi que la presse anglaise est dubitatif : « Et maintenant le bras de fer social » et la presse africaine plus polémique : « Un pyromane à l’Elysée » ; « Sarkozy, le cauchemar des africains ».

En ce qui me concerne, j’attends les législatives et ferai le bilan dans cinq ans…

Les jours fériés

Pour une expatriation totale, je n’ai toujours pas fait mon choix… Il faut dire que beaucoup trop d’éléments sont à prendre en compte (qualité & coût de la vie…). Pour certains le nombre de jours fériés est un élément non négligeable. Ce n’est pas mon habitude d’avoir de telles pensées, mais le mois de mai y est assez propice…

Si vous souhaitez vous aménager votre emploi du temps en fonction des jours fériés, ou tout simplement éviter de vous retrouver dans un pays sans aucune activité pour cause de jour feriés (cf. l’Espagne morte avant et après Pâques…) veillez à vous renseigner sur ces fameux jours fériés ! Pour vous aider, voici une liste des jours fériés (Jours fériés 2007) pour certains pays européens…
En ce qui concerne les nouveaux entrants et autres pays, je ne peux pas trop vous renseigner…

Et pendant ce temps…

Voici l’image du jour sur le principal portail d’information en Lituanie ( delfi.lt ).

chirac1er-mai.jpg

Il est mignon, n’est-ce pas? Je l’imagine bien jardiner pendant sa retraite…

Le douloureux héritage historique

Voilà un petit compte rendu de ce qui se passe actuellement en Estonie ….
En plein cœur de la capitale estonienne, dans le square de Tõnismägi, se situe un monument. Ce monument, appelé « monument des libérateurs de Tallinn » , ou plus communément « soldat de bronze », fut érigé en 1947 en souvenir des soldats de l’Armée Rouge tombés au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le 9 mai de chaque année, des vétérans de l’Armée Rouge se retrouvent devant la statue qui abriterait les restes de soldats soviétiques, en hommage à la Résistance au nazisme et à ses victimes. Le 22 septembre 2005, suite aux incidents de Lihula, les vétérans de l’Armée Rouge se rassemblent pour commémorer la libération de Tallinn en 1944. Le parti Russi Unie de Vladimir Poutine, pour l’occasion, a envoyé une délégation, de Saint Petersbourg à Tallinn, portant une flamme symbolique de la Liberté. A la frontière, la flamme est éteinte, mais c’est là le seul incident majeur à relever pour cette journée. Le Premier Ministre estonien, Andrus Ansip, dénonce le geste comme « une tentative pour humilier le peuple estonien ». En effet, si l’Armée Rouge « libère » Tallinn du nazisme, il s’en suivra pour les Estoniens 70 ans d’une nouvelle occupation, communiste cette fois. Le 9 mai 2006, une centaine de russophones se réunissent, comme chaque année, devant le monument pour célébrer la fin de la Seconde guerre mondiale en déployant des drapeaux soviétiques. Une contre-manifestation, prévue plus tard dans la journée, prévoyait quant à elle de célébrer l’Estonie : drapeaux estoniens sont de sortie, et on peu lire ce slogan : « peuple estonien, n’oublie pas : ce soldat a occupé notre pays et a déporté notre peuple ». Néanmoins, les Estoniens ne purent accéder au monument car les russophones étaient encore présents, et les forces de l’ordre ont du intervenir. Après ces incidents, le monument fut gardé jour et nuit par la police pendant des mois, et le débat fut lancé, aussi bien dans la classe politique qu’au sein de la société estonienne, pour savoir s’il fallait déplacer la statue. Le 10 janvier 2007, le Rigiikogu adopte la loi sur les sépultures de guerre, qui autorise le gouvernement à procéder à des fouilles à l’endroit où se trouve ladite statue pour récupérer, si tel est le cas les dépouilles des soldats de l’Armée Rouge et les inhumer dans un cimetière, pour pouvoir ainsi démanteler ladite statue. Le lendemain, le président Thomas Hendrik Ilves promulgue « the War Graves Protection Act » , qui permet de changer la place de la statue sur la base de savoir si la location du monument contredit l’intérêt public. Cette décision est éminemment politique, provoquée par la controverse par le monument, qui cristallise le conflit entre les Estoniens et les Russes sur l’histoire de l’après seconde guerre mondiale : l’URSS, pouvoir libérateur ou occupant ? En février, le Rigiikogu a pris une résolution en vue de déplacer la statue, mais qui attend la promulgation du président. Le 13 février, le président, Thomas Hendrik Ilves, indique son insatisfaction quant à la loi proposée par le Rigiikogu, qui semble contredire la Loi Fondamentale Estonienne. Ilves a alors quatorze jours pour prendre sa décision. Cette décision est sa première décision majeure en tant que président de l’Estonie. Le 21 février, Ilves déclare la loi inconstitutionnelle et pose son veto , ce qui signifie le retour de la loi au Rigiikogu pour la faire amender. Les élections législatives ont fait office de référendum sur la question, car durant les débats les partis de la Réforme et Union pour la Patrie Res Publica s’étaient prononcés en faveur du retrait alors que le parti du Centre souhaitait le maintien de la statue. Vello Pettai, analyse le futur sort de la statue due à la nouvelle coalition : « they were clearly on removing If they are in power, we could see bulldozers moving in ». La suite des évènements donne raison à Vello Pettai, le Premier Ministre Andrus Ansip annonçant, le 22 mars, que les travux préparatoires pour démanteler la statue ont commencé, puisque la « commission on military graves set up by the defense ministry has made its recommendations, and now excavations of the mass grave beside the monument is ahead » . Les restes des soldats soviétiques seront transférés dans un autre endroit, après quoi le monument sera mis à la casse. Les réactions face à la situation en Estonie viennent de partout dans le monde, des voisins lituaniens dont le Président, Valdas Adamkus, n’hésite pas à dire que « the monument must be left where it is » . Le monde attend aussi les réactions du pays voisin, indirectement concerné, la Russie. Gorbatchev, ancien Premier Ministre du temps de l’URSS, estime que la décision prise par le Président Ilves de ne pas approuver la loi était la bonne, et que la question doit être résolue de façon « civilisée ». Pour lui, considérant les relations entre la Russie et l’Estonie, il considère que « Estonians are our close neighbours, we need each other, and we should endeavour best efforts to live like neighbours ». Cependant, il n’hésite pas à souligner les conséquences probables d’un éventuel transfert des restes des soldats de l’Armée Rouge du monument à la fosse commune, car selon lui la Russie devra répondre à cet acte ; « we cannot expose these graves, which are saints for us. We should re-bury them in Russia and in the principal way –along all the complex- to revisit our relations with Estonia » . L’ancien ambassadeur américain en Russie, interrogé sur la question, estime quant à lui que « Russia and Estonia should decide the future of the monument (…) by means of talks » . Reste à savoir si la Russie a son mot à dire sur la question.
Les derniers évènements enfin relayés dans notre presse française ont montré des émeutes dues au retrait de la statue du square, les deux communautés s’affrontant au coeur de la capitale. Le soldat vit désormais au cimetière de Tallinn, et dans le square les autorités ont déjà mis à jour les dépouilles d’une douzaine de soldats de l’Armée Rouge.
Désolée c’est un peu long, mais bonne lecture !