Les jours fériés

Pour une expatriation totale, je n’ai toujours pas fait mon choix… Il faut dire que beaucoup trop d’éléments sont à prendre en compte (qualité & coût de la vie…). Pour certains le nombre de jours fériés est un élément non négligeable. Ce n’est pas mon habitude d’avoir de telles pensées, mais le mois de mai y est assez propice…

Si vous souhaitez vous aménager votre emploi du temps en fonction des jours fériés, ou tout simplement éviter de vous retrouver dans un pays sans aucune activité pour cause de jour feriés (cf. l’Espagne morte avant et après Pâques…) veillez à vous renseigner sur ces fameux jours fériés ! Pour vous aider, voici une liste des jours fériés (Jours fériés 2007) pour certains pays européens…
En ce qui concerne les nouveaux entrants et autres pays, je ne peux pas trop vous renseigner…

Et pendant ce temps…

Voici l’image du jour sur le principal portail d’information en Lituanie ( delfi.lt ).

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Il est mignon, n’est-ce pas? Je l’imagine bien jardiner pendant sa retraite…

Le douloureux héritage historique

Voilà un petit compte rendu de ce qui se passe actuellement en Estonie ….
En plein cœur de la capitale estonienne, dans le square de Tõnismägi, se situe un monument. Ce monument, appelé « monument des libérateurs de Tallinn » , ou plus communément « soldat de bronze », fut érigé en 1947 en souvenir des soldats de l’Armée Rouge tombés au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le 9 mai de chaque année, des vétérans de l’Armée Rouge se retrouvent devant la statue qui abriterait les restes de soldats soviétiques, en hommage à la Résistance au nazisme et à ses victimes. Le 22 septembre 2005, suite aux incidents de Lihula, les vétérans de l’Armée Rouge se rassemblent pour commémorer la libération de Tallinn en 1944. Le parti Russi Unie de Vladimir Poutine, pour l’occasion, a envoyé une délégation, de Saint Petersbourg à Tallinn, portant une flamme symbolique de la Liberté. A la frontière, la flamme est éteinte, mais c’est là le seul incident majeur à relever pour cette journée. Le Premier Ministre estonien, Andrus Ansip, dénonce le geste comme « une tentative pour humilier le peuple estonien ». En effet, si l’Armée Rouge « libère » Tallinn du nazisme, il s’en suivra pour les Estoniens 70 ans d’une nouvelle occupation, communiste cette fois. Le 9 mai 2006, une centaine de russophones se réunissent, comme chaque année, devant le monument pour célébrer la fin de la Seconde guerre mondiale en déployant des drapeaux soviétiques. Une contre-manifestation, prévue plus tard dans la journée, prévoyait quant à elle de célébrer l’Estonie : drapeaux estoniens sont de sortie, et on peu lire ce slogan : « peuple estonien, n’oublie pas : ce soldat a occupé notre pays et a déporté notre peuple ». Néanmoins, les Estoniens ne purent accéder au monument car les russophones étaient encore présents, et les forces de l’ordre ont du intervenir. Après ces incidents, le monument fut gardé jour et nuit par la police pendant des mois, et le débat fut lancé, aussi bien dans la classe politique qu’au sein de la société estonienne, pour savoir s’il fallait déplacer la statue. Le 10 janvier 2007, le Rigiikogu adopte la loi sur les sépultures de guerre, qui autorise le gouvernement à procéder à des fouilles à l’endroit où se trouve ladite statue pour récupérer, si tel est le cas les dépouilles des soldats de l’Armée Rouge et les inhumer dans un cimetière, pour pouvoir ainsi démanteler ladite statue. Le lendemain, le président Thomas Hendrik Ilves promulgue « the War Graves Protection Act » , qui permet de changer la place de la statue sur la base de savoir si la location du monument contredit l’intérêt public. Cette décision est éminemment politique, provoquée par la controverse par le monument, qui cristallise le conflit entre les Estoniens et les Russes sur l’histoire de l’après seconde guerre mondiale : l’URSS, pouvoir libérateur ou occupant ? En février, le Rigiikogu a pris une résolution en vue de déplacer la statue, mais qui attend la promulgation du président. Le 13 février, le président, Thomas Hendrik Ilves, indique son insatisfaction quant à la loi proposée par le Rigiikogu, qui semble contredire la Loi Fondamentale Estonienne. Ilves a alors quatorze jours pour prendre sa décision. Cette décision est sa première décision majeure en tant que président de l’Estonie. Le 21 février, Ilves déclare la loi inconstitutionnelle et pose son veto , ce qui signifie le retour de la loi au Rigiikogu pour la faire amender. Les élections législatives ont fait office de référendum sur la question, car durant les débats les partis de la Réforme et Union pour la Patrie Res Publica s’étaient prononcés en faveur du retrait alors que le parti du Centre souhaitait le maintien de la statue. Vello Pettai, analyse le futur sort de la statue due à la nouvelle coalition : « they were clearly on removing If they are in power, we could see bulldozers moving in ». La suite des évènements donne raison à Vello Pettai, le Premier Ministre Andrus Ansip annonçant, le 22 mars, que les travux préparatoires pour démanteler la statue ont commencé, puisque la « commission on military graves set up by the defense ministry has made its recommendations, and now excavations of the mass grave beside the monument is ahead » . Les restes des soldats soviétiques seront transférés dans un autre endroit, après quoi le monument sera mis à la casse. Les réactions face à la situation en Estonie viennent de partout dans le monde, des voisins lituaniens dont le Président, Valdas Adamkus, n’hésite pas à dire que « the monument must be left where it is » . Le monde attend aussi les réactions du pays voisin, indirectement concerné, la Russie. Gorbatchev, ancien Premier Ministre du temps de l’URSS, estime que la décision prise par le Président Ilves de ne pas approuver la loi était la bonne, et que la question doit être résolue de façon « civilisée ». Pour lui, considérant les relations entre la Russie et l’Estonie, il considère que « Estonians are our close neighbours, we need each other, and we should endeavour best efforts to live like neighbours ». Cependant, il n’hésite pas à souligner les conséquences probables d’un éventuel transfert des restes des soldats de l’Armée Rouge du monument à la fosse commune, car selon lui la Russie devra répondre à cet acte ; « we cannot expose these graves, which are saints for us. We should re-bury them in Russia and in the principal way –along all the complex- to revisit our relations with Estonia » . L’ancien ambassadeur américain en Russie, interrogé sur la question, estime quant à lui que « Russia and Estonia should decide the future of the monument (…) by means of talks » . Reste à savoir si la Russie a son mot à dire sur la question.
Les derniers évènements enfin relayés dans notre presse française ont montré des émeutes dues au retrait de la statue du square, les deux communautés s’affrontant au coeur de la capitale. Le soldat vit désormais au cimetière de Tallinn, et dans le square les autorités ont déjà mis à jour les dépouilles d’une douzaine de soldats de l’Armée Rouge.
Désolée c’est un peu long, mais bonne lecture !

Citoyens, citoyennes, à vos savons et brosses à dents !

Brosse à dentsTNS WorldPanel qui propose des études au niveau mondial vient de révéler qu’au cours de l’année 2006, 37% des foyers français n’ont pas changé de brosse à dents. Est-ce par manque d’utilisation qu’elle ne s’use pas ? En revanche les français seraient les champions de l’utilisation du gant de toilette… Nous nous laverions 13,5 fois par semaine le visage et le corps - ou l’un des deux – c’est à dire moins que nos voisins anglais, allemands ; espagnols ou italiens ! Voila de quoi alimenter –outre-Atlantique- les clichés selon lesquels les français ne se lavent pas…

« Ce ne sont que des extrapolations… »

RTBFToujours pas assoiffés par les sondages et autre rumeurs, comme tous les français – ou presque – je voulais connaître le résultat des élections avant tout le monde…
Un moment j’ai cru que la toile et la mini polémique allait me renseigner… Il n’en fût rien. Après le désistement de Morandini, j’ai attendu patiemment que no amis belges et suisses se décident à les annoncer. A 19H précises RTBF nous annonçait donc que Sarko et Ségo seraient au second tour. Mais attention comme nous le disait tout sourire la journaliste « ce ne sont que des extrapolations sur la base des résultats déjà connus parce que légalement – en France – on ne peut annoncer les résultat avant 20H.
Il y a au moins quelques privilèges à être à l’étranger lors de tels événements !
Au fait qu’est ce que je risque de l’annoncer avant 20H sur ce blog lors du second tour ?

Stop aux machines de vote électronique, vive l’Internet !

images.jpgLe vote électronique a fait grand bruit aujourd’hui… Certains bureaux de vote seraient restés ouvert plus tard pour permettre à tout le monde de voter ! Il parait même que des électeurs ont fait demi-tour vu l’attente liée aux machines à voter…
Une question me titille toujours : « pourquoi ne parvient-on jamais à faire en France ce que d’autres ont réussit à l’étranger ? » Flavie nous annonçait déjà sur ce blog début mars que l’Estonie votait par Internet…
Vu le prix des machines à voter (25000€), le taux de pénétration de l’Internet en France, la simplicité d’un clic et le fait que nous déclarons déjà nos impôts par Internet dans l’hexagone, je me demande bien pourquoi la France ne teste pas le vote par Internet ! Allez encore un petit effort, la France peut toujours apprendre de l’étranger et des pays plus petits !

Autre craquage

sarkoleon2.jpgLa campagne présidentielle dure, dure, et n’en termine pas… Beaucoup de gens en ont marre d’entendre parler de la dernière réflexion d’un candidat sur cet autre candidat. On se demande presque ce qu’écrivent les journaux quand il n’y a pas d’élections. Et puis certains craquent… comme par exemple The Economist, qui met cette photo de Nicolas Sarkozy en couverture cette semaine ! Pour le magazine anglais, il est le meilleur candidat par défaut, car le plus libéral (mais pas assez évidemment). Je crois que peu importe le gagnant, ce sera « par défaut » : aucun candidat n’est assez rassembleur dans cette élection.

En tout cas, lorsqu’on lit le bilan de la France dans cet article, on a envie de dire au futur gagnant : « bonne chance, on te regarde »…

Vive les eurodéputés !

Parlement européenQuelque soit ma destination ou mon lieu d’habitation, j’ai toujours choisi de garder mon téléphone français. Il faut cependant avouer que cela a toujours été un luxe : à 1€ la minute, on y réfléchit souvent à deux fois. Les offres de forfaits internationaux restent d’ailleurs toujours très inadaptées ! Espérons cependant que l’action de Bruxelles va avoir des effets bénéfiques sur nos portes-monnaie. Les eurodéputés viennent en effet d’exiger le plafonnement à 40 centimes d’euros hors taxes la minute, les appels passés depuis l’étranger, et à 15 centimes d’euros les appels reçus à l’étranger. Cela soulagera-t-il mon porte-monnaie ? Je l’espère…Vous l’aurez donc compris, je suis heureux de cette initiative, mais m’interroge : les eurodéputés ne seront-ils pas les principaux bénéficiaires d’une telle directive ? Merci de leur égoïsme ! ;-)

Vous connaissez Knut?

Parce qu’en Allemagne on ne parle que de lui… Knut est un ravissant ourson polaire né au zoo de Berlin. Son histoire avait plutôt mal commencé puisque sa maman l’a rejeté et a même failli le manger. Il a été soigné par les vétérinaires du zoo et se porte très bien!

Il a depuis le statut de star internationale: plus de 500 journalistes et photographes venus du monde entier étaient venus saluer sa première sortie officielle le 23 mars.

Depuis l’Allemagne a littéralement craqué: Knut fait la une du vanity fair, attire 300 000 visiteurs suplémentaires au zoo de Berlin en 3 semaines (un reccord!), a des weeks à son nom (du genre Besuchen Sie Eisbär Knut! Inkl. 3 Tage Hotel & Eintritt Berliner Zoo ab 119 p. Pers”) et fait même une émission tv et sa “valeur marketing” serait une des plus intéressantes du moment… Les actionnaires du zoo de Berlin peuvent remercier Knut, l’action a augmenté de 16% en 3 semaines pour atteindre 2500€!

C’est pas un peu exagéré tout ça!?

Semana Santa en Espagne

Pâques est une fête au moins aussi importante que Noël en Espagne. Pas la peine d’organiser un barbecue entre amis le week-end qui précède : tous partent en vacances de semaine sainte. Jeudi et vendredi sont totalement fériés, pas un supermarché d’ouvert ; le samedi ouverture des commerces pour faire du shopping après deux jours de repas copieux ; dimanche férié ; lundi au boulot ! Et non, pas de lundi de Pâques ici, mais on s’y retrouve : on prend trois jours de congés et on part dix jours !

La semaine sainte est rythmée par plusieurs processions, pas moins de 20 dans Madrid entre Mercredi Saint et Pâques. Ce ne sont pas les plus impressionnantes d’Espagne (il paraît que c’est en Andalousie qu’il faut aller les voir), mais très dépaysantes pour celui qui ne connaît pas.

En effet, il s’agit d’un défilé d’hommes et femmes masqués, appartenant à des confréries religieuses, portant d’imposantes statues de saints, des étendards, avec des orchestres de tambours et de cuivres, pourquoi pas accompagnés de la garde royale à cheval. On y voit aussi des femmes vêtues de dentelle noire (des veuves ?) et des représentants de familles de notables. Mais les plus impressionnants restent les « pénitents », portant des masques pointus qui font penser à des bourreaux des temps de l’Inquisition, à l’Opus Dei ou à des cérémonies de francs massons !

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